C’était le 13 octobre 1988, période où Kenan Evren était le Président de la République et Turgut Özal était Premier Ministre. Le film raconte une journée de la vie de Fikret Bey (Erol Keskin) passée dans l’usine qu’il a été obligé de quitter. Sa lutte est sur le point de prendre fin, avec la faillite de son entreprise. De plus, il n’a pas vu son fils depuis cinq ans, parti à l’étranger après avoir été emprisonné lors du coup d’État militaire du 12 Septembre. Dans ce film co-écrit avec sa sœur, inspirée par le parcours de leur père, le fils révolutionnaire présent mais absent physiquement, n’est que le fruit de leur imagination… Mais le film reflète la véritable amitié respectueuse entre le vieux Fikret Bey (Eros Keskin) et Mehmet (Fuat Onan), qui était leur gardien pendant 30 ans, et ami pendant 25 années…
L’usine, qui représente leurs idéaux, est en ruine et désormais en location. Avec la fin d’une époque, et l’usine et Fikret Bey sont tombés sous la fatigue. L’utilisation de l’usine de chaudière comme une métaphore qui reflète la situation du pays et le monde intérieur de Fikret Bey est un élément important qui apporte une profondeur au film. Après le 12 Septembre, Fikret Bey a vécu la disparition d’un grand nombre de valeurs auxquelles il croyait.
C’est un film qui relate l’histoire de deux personnes partageant un destin semblable. La théâtralité ressentie dans ce film nous fait rappeler l’identité de comédienne du metteur en scène, Selma Köksal.

